Blog Of Mine - from Paris to New-York

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi, décembre 6 2011

Vive le Quebec libre et la nouvelle France!

ou la fabuleuse histoire d'Hélène et Guillaume au Québec.

Je ne pourrai certainement pas résumer Québec, les Québecois et tout ce qu'on a vu en un seul article... car en quelques jours (4 pour être précis), il s'en est passé des choses.

Pour le contexte, nous sommes partis le mercredi précédant Thanksgiving.
Aux États-Unis, la veille d'une fête importante (comme Thanksgiving par exemple), les employés peuvent, à la discrétion de leur patron adoré, quitter le travail à 15 heures. Le mien étant très gentil :-) j'ai pu partir très tôt. Direction la maison. Préalablement, Guillaume avait été à l'aéroport de La Guardia louer une voiture (une superbe Ford Fusion qui m'attendait garée devant la maison - je recommande le bouton automatique pour incliner le siège ou l'avancer / reculer. J'ai filé la nausée à Guillaume à force de jouer avec... quelle gamine!).

Il est donc 16h40. Départ pour 6 bonnes heures de route, au mieux. Montréal se trouve à 650 km de New-York. Le 23 novembre est le jour le plus chargé de toute l'année en terme de trafic. Il parait que du cœur de Manhattan, on pouvait mettre jusqu'à 8 heures pour sortir de la ville... ça tombe bien, on n'habite pas à Manhattan. Une petite heure de ralentissements et on est en route. La nuit tombe très vite, mais on profite tout de même de la neige tombée sur les arbres, les rendant tout blancs...

Ça m'a beaucoup rappelé la nature de Russie.

Petite pause sur la route et premier truc "jamais vu avant"... le drive-in banque. En effet, notre chère banque GQVX a placé un drive-in (avec un chemin et tout et tout!) pour tirer de l'argent, tout comme si on allait au Mc Do ou ailleurs.

DSCN2160.JPG

Arrivés à minuit, on s'installe et on fait le programme... mais ça, c'est une autre histoire... en effet, j'ai décidé que ça ferait l'objet d'un autre billet.

Pour celui-ci, je vous propose quelques photos marrantes qui nous prouvent  qu'au Québec, on a beaucoup d'humour (parfois malgré soi). En attendant, je vous prépare un petit concentré des meilleures expressions Québecoises... ce n'est pas triste !

Commençons fort. Les Québecois sont anticonformistes. Certains aiment la mode, au point d'en faire une marque... anti-mode! Voyez plutôt:

DSCN2345.JPG

Les Canadiens, c'est bien connu, évoluent dans le froid... et le sport. Ils adorent les activités en plein air, la neige, la glace... peut être même un peu trop... D'ailleurs, vous ne pouvez pas lire les 10 raisons mais c'était bien marrant.

DSCN2335.JPG

Ici on frisait le 0 degré, ce qui n'empêchait pas ce monsieur de bien s'éclater sur sa batterie et exhiber le toutou déguisé à côté de lui... ne cherchez pas à comprendre! nous on a abandonné.

DSCN2324.JPG

S'il vous plait, contournez la patinoire... je ne sais pas pourquoi mais ça nous a fait rire !

DSCN2322.JPG

Au passage, le petit Arménien repéré comme dans toutes les villes où on va (quelque chose me dit que ça ne va pas être évident au Costa Rica). En plus celui-ci est dentiste :-)

DSCN2198.JPG

Un repaire de pirates... je ne sais pas si le pirate sur le menu est censé faire peur, moi il m'a plutôt bien fait rire...

DSCN2196.JPG

I love poutine... toute une histoire. Le Canada et la Russie n'entretiennent pas de relations particulièrement chaleureuses et pourtant, le "I love Poutine" est une institution... c'est tout simplement parce que la poutine est un plat typiquement québecois.

DSCN2195.JPG

Démonstration:

                                     

La poutine est une base de frites avec du poulet et une sauce brune à base de farine, huile ou beurre salé et poivré. Le tout relevé avec du fromage gratiné et éventuellement de l'oignon frit... Appétissant n'est-ce pas? Nous, on n'a pas osé goûter, d'autant que niveau équilibre alimentaire, il y a tout ce qu'on peut trouver de mauvais...

Quelques panneaux marrants:

DSCN2194.JPG

DSCN2191.JPG

Alors là, on n'a pas compris... le vieux Montréal peut-être?

DSCN2190.JPG

Rien ne vous choque sur le panneau? On a cherché à savoir que signifie le "apportez votre vin"... eh bien ça veut bien dire ce que ça veut dire... si vous voulez payer moins cher, amenez votre vin de la maison... incroyable, quand on sait que les restaurateurs font leurs plus grandes marges sur l'alcool (oups pardon, le vin n'est pas un alcool... c'est mon prof d'oeunologie qui serait déçu... en même temps, si j'avais eu la moyenne, j'aurais surement eu davantage de sympathie pour sa matière)...

DSCN2189.JPG

Pour finir, le black friday, promo spéciale... sur les camisoles :-)))

Alors certes, une camisole est une camisole, mais on ne peut pas s'empêcher de penser à une camisole de force... trop drôles ces Québecois.

DSCN2164.JPG

C'est tout pour ce soir. On revient très vite avec plus de photos, des photos de ce qu'on a visité et apprécié à Montréal.

A très vite.

jeudi, novembre 17 2011

You know you love me... (chronique sur Gossip Girl)

[Gossip Girl]
Bonjour, chers envieux de l'Upper East Side, ici Gossip Girl.

l'automne s'installe à grande vitesse. Les feuilles tombent des arbres. La nuit tombe de plus en plus tôt. Les habitants de New-York se préparent aux nombreux rituels qui ponctuent cette porte d'entrée dans l'hiver. Parmi les évènements incontournables de ce mois de novembre pluvieux, Thanksgiving. Ahhh Thanksgiving. Son repas, ses valeurs, son aura. Cette année pourtant, quelque chose me dit que la terre va trembler dans l'Upper East side.

En effet, on dirait bien que Mademoiselle S a été repérée sur une plage des Caraïbles, dansant et buvant dans les bras d'un jeune inconnu. Pauvre garçon solitaire, on dirait bien qu'il a été trompé une fois de plus, lui qui pensait que sa belle fiancée se reposait tranquillement dans sa maison des Hamptons... Alors, va t-elle tenter de lui faire avaler la pilule, ou va t-il le faire sans son aide?

[BlogOfMine]
J'adore Gossip Girl. Parce que cette série se passe dans le New-York riche et incontrôlable. Un monde où aucune limite n'est infranchissable. Quand on pense avoir tout vu, on se rend compte que quelque chose d'encore plus énorme se profile à l'horizon.

[Gossip Girl]
Aperçu: V, meilleure amie du garçon solitaire, se faisant une joie de le consoler devant cette humiliation insupportable. Je me demande ce que B va penser de cette situation inespérée de faire rentrer son amie S dans le droit chemin. Les pauvres parvenus de Brooklyn n'ont pas leur place dans ce beau monde...

[BlogOfMine]
Les personnages de cette série, on les aime, on les déteste. On les aime de nouveau. On pensait prendre un parti pour acquis, on se trompe. On revient sur nos choix, on se dispute. On rit, on sourit. On se révolte, on pleure (un peu) de joie. On a honte. On a pitié. On admire. On envie. On n'envie plus du tout. On se demande s'ils vont se pardonner, ou si, un acteur souhaitant quitter la série, le scandale sera si énorme qu'il sera sans retour possible...

[Gossip Girl]
Il se murmure que le garçon solitaire n'aurait pas mis longtemps à oublier sa belle princesse. Alors Cendrillon, le rêve va t-il se transformer en cauchemar pour toi?

[BlogOfMine]

Source: ShoutOut JMU

Présentations (de gauche à droite):
-Rufus Humpfrey, le père de Dan et Jenny. Ancien chanteur et guitariste d'un groupe de rock fauché les 3 premières saisons (beaucoup moins après!), il se bat pour que ses deux enfants aillent dans le meilleur lycée de New-York: Constance Billard (pour les filles) et St-Judes (pour les garçons).
-Charles Bass, héritier de Bass industries. Pervers, manipulateur, destructeur et écorché vif, on rentre dans le bain dès le premier épisode. Ce sulfureux et scandaleux personnage ne finira pas de vous étonner. S'il y avait un rôle que j'aurais adoré jouer, c'est bien le sien (non non, pas pour le côté pervers, je le jure!)
-Blair Waldorf, fille de la mondialement connue styliste Eleanor Waldorf. La peste incorrigible. La tiran qu'on a toutes croisé un jour ou l'autre et dont on se remémore parfois, en remerciant le ciel que cette époque soit terminée. Elle aussi nous étonne épisode après épisode.
-Nate Archibald: d'une ancienne famille très envahissante qui fait tous ses choix à sa place, c'est un élément plutôt stable (enfin, tout est relatif, je parle par rapport aux autres) dans la série.
-Jenny Humphrey, l'ado plus jeune que le reste, qui n'hésite pas à repousser les limites, bien au-delà de l'acceptable, moralement, physiquement, et même légalement...
-Lily (difficile de lui donner un nom de famille, elle a été mariée 5 fois!).Mère de Sérena et Eric Van Der Woodsen, elle est une mère que l'on aime et déteste à la fois. Froide, dure, sûre d'elle, mais en même temps ne reculant devant rien pour défendre sa famille. Tout cela dans une baignoire de billets de banque, bien entendu.
-Sérena Van Der Woodsen: la belle plante que tout le monde envie et admire. Qui ne fait aucun effort, mais qui dégage par son naturel un quelque chose qui attire tout le monde... au grand désespoir de Blair...
-Dan Humpfrey: le garçon solitaire, qui vit dans le monde de l'Upper East Side sans pour autant en être. Parfois il devient comme eux, et comme s'il avait attrapé une maladie, il se renferme et redevient le garçon attachant du début... mais jamais pour très longtemps!
-Vanessa Abrams, la meilleure amie d'enfance de Dan. Toujours entre amitié et amour, ceux deux-là se cherchent et la fin ne justifie pas toujours les moyens...

Il y a plein d'autres personnages plus ou moins importants (comme Eric, le frère de Sérena) mais ça prendrait trop de temps de tous vous les présenter...

@llez, je vous balance une petite vidéo pour tenter de vous donner envie de regarder:


[Gossip Girl]
Et S qui pensait que son plus grand admirateur l'attendait bien sagement... une fin heureuse est-elle quand même possible? S'il y a bien une chose que Gossip Girl aime par dessus tout, ce sont les disputes résultant de malentendus. Et celle-ci risque bien d'être historique...

[BlogOfMine]
Alors, pourquoi je vous parle autant de Gossip Girl?
-First, parce que je veux que vous regardiez.
-Second, parce que c'est tout publics (enfin, pas trop jeunes quand même). Les filles, jeunes et moins jeunes, y retrouveront les relations d'amitié compliquées, les dilemmes intérieurs, les choix importants, les sentiments refoulés, la cruauté, la méchanceté qu'elles peuvent recevoir ou dont elles peuvent parfois faire preuve. Les hommes... y trouveront de quoi comprendre un peu mieux les femmes (et c'est déjà pas mal). Il faudrait que je laisse Guillaume parler sur la question, mais je peux vous assurer que lorsqu'il visionne un épisode, il est dans une concentration extrême, ponctué de "Ooooh", "Ahhhhh", ou encore "Oh NOoOoOoOoOonnnn!". En somme, il ne fait pas semblant :D
-Third, parce que si vous n'avez jamais été à New-York, vous pouvez faire du super tourisme dans cette série qui reprend des endroit très emblématiques de la ville. Si vous y avez déjà été, vous y redécouvrirez l'ambiance si caractéristique de cette ville.

Une chose est sûre. Si vous regardez le premier épisode, vous en deviendrez drogué

[Gossip Girl]
Aperçu à Central Park, S et le garçon solitaire, l'un dans les bras de l'autre. Mais... pourquoi trembles-tu autant chère S? Quelque chose me dit que tu portes un secret bien trop lourd...

Vous m'adorez, ne dites pas le contraire!

XoXo.

Gossip Girl

---

Bises

BlogOfMine

mercredi, novembre 2 2011

I just came to say Hallo(ween)!

Salut les amis,

après un retour en fanfare à Paris, une soirée d'anniversaire trop géniale, un décalage horaire de 8 heures, une nuit blanche dans un avion, des calins à ma famille, une semaine entière de restaurants français, un rocamadour entier pour moi toute seule, et un cambriolage de la boutique Desigual de Vélizy II, me voici de retour à New-York. Chouette chouette me dis-je, en ouvrant la porte du taxi, arrivée chez moi à Queens. Il fait beau, chaud, ensoleillé, nous sommes en pull, on est le 23 octobre et la vie est belle...

C'était sans compter sur ça, moins d'une semaine plus tard... (image choppée sur Reuters)

 

Eh oui, "ça n'est jamais arrivé de mémoire d'éléphant". Pas en octobre, du moins. Mais cette année, "Motha'Nature" comme disent les Américains, ne s'est pas gênée pour perturber nos plans en ce week-end d'Halloween qui avait pourtant été si bien planifié ...

Nous étions donc censés nous retrouver avec notre petite bande d'amis samedi soir (Shunzhen, Shunwan, Roger, JC, Guillaume et moi), manger au resto, puis aller dans une boîte de nuit qui organisait une soirée à thème spéciale Halloween... sauf qu'il est tombé jusqu'à 40 cm dans le New-Jersey (à croire que Motha'Nature  voulait davantage les punir que nous autres de NY, mouhahahaha ça les apprendra à acheter sans taxes!) et que mes petites copines chinoises n'ont techniquement pas été en mesure de nous rejoindre...

C'est donc la mort dans l'âme (de circonstance pour célebrer Halloween) que nous avons passé la soirée à 4, en faisant un remake d' "Hélène et les garçons".

Et voici ce que ça donne:

Fin prêts à faire la fête, panier en main. Pour ceux qui viennent d'une autre planète, je suis "Red riding hood" (le petit chaperon rouge) et Guillaume est "V", le héros du film "V pour Vandetta":

Halloween7.jpg

 

Accompagnés de Roger le ninja, et de JC le zombie affamé. Armes en main, verres dans l'autre, il en fallait peu pour nous mettre dans l'ambiance.

Halloween6.jpg

 

J'ai croisé mon pire cauchemar: le grand méchant loup qui a tenté de me dévorer, moi qui voulais juste apporter quelques pommes à ma mère grand!

Halloween2.jpg

 

Puis sur le chemin de la forêt, le ninja s'empara de moi et me jeta un sort. J'étais possedée...

Halloween1.jpg

 

Et voilà que je cherche à assassiner mon sauveur de sang froid ! quel suspens !

Halloween5.jpg

 

Heureusement, Athos et Aramis, deux Français originaires de Toulouse et rencontrés dans la soirée (déguisés en mousquetaires, ndlr...) ont conjuré le sort...

Halloween3.jpg

 

Tout est bien qui finit bien, ouf!

Halloween25.jpg

 

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Enfin, elle s'arrête là pour nos déguisements, mais la parade d'Halloween, elle, avait lieu hier (lundi 31 octobre).

J'étais censée retrouver une amie qui habite dans le New-Jersey de passage à New-York pour admirer la parade. Par un désagréable concours de circonstance, nous n'avons pas pu nous voir. En effet, nous, qui n'étions pas du tout déguisés, nous sommes retrouvés, tout à fait malgré nous, dans la parade, sous les flash de milliers de gens prenant des photos sur les côtés. Nous avons eu notre petit moment de gloire :-) et surtout, nous avons pu faire des photos de très près. Les new-Yorkais montrent une fois de plus leur créativité dans cet exercice d'Halloween, particulièrement réussi. Jugez plutôt par vous mêmes:

Le traditionnel zombie d'Halloween, indémodable:

Halloween8.JPG

 

Le nounours panda, entre autres peluches grandeur nature:Halloween9.JPG

 

Quelques Gaulois étaient au rendez-vous. Ici Astérix, avec Buzz l'éclair et Blanche Neige:

Halloween10.JPG

 

De loin le déguisement le plus original de la soirée: la Joconde... version asiatique et en 3D ! Génial, elle a eu un succès fou! Tout le monde voulait une photo. Seulement, niveau confort, c'était pas idéal...

Halloween11.JPG

 

Un coup de coeur pour ce Monsieur habillé en John Lennon, dans le légendaire costume blanc. Je trouve qu'il ressemble vraiment !

Halloween12.JPG

 

Une petite vue des chars, qui lançaient colliers et tatouages temporaires, entre autres. Des stands distribuaient des boissons énergétiques infectes, mais fort efficaces pour tenir toute la soirée en toute légalité :-)))

Halloween13.JPG

 

Ce Monsieur a du prendre beaucoup le métro pour se confectionner ce costume... fait que de cartes MTA, la compagnie du métro New-Yorkais !

Halloween14.JPG

 

Ici un clin d'oeil à ceux qui connaissent et aiment le clip de LMFAO "Party Rock Anthem" avec son célèbre cube dansant :

Halloween15.JPG

 

Une famille super touchante : peut-être pas évident au premier coup d'oeil mais le grand Monsieur est Hagrid...

Halloween16.JPG

 

...entouré d'Harry Potter et Hermione. Sooo cute la bouille de ce petit bonhomme !

Halloween17.JPG

 

Dans l'univers du jeu vidéo, on aura tout vu: des pac man, des pièces de tétris géantes (si si!) et ici, Link, pour les amateurs de Zelda. Je le trouve plutôt réussi moi !

Halloween18.JPG

Charlie Chaplin, superbement interprêté:

Halloween19.JPG

 

Mister-cuillère... ça me fait rire parce que je mange tous les midis avec des couverts en plastique. C'était bien trouvé ! Lui aussi a du passer un temps fou à confectionner son costume...

Halloween20.JPG

 

Le petit couple de Schtroumpfs (les "smurfs" ici).

Halloween21.JPG

 

Alors là, les Télétubbies et Mario dans la même image, je comprends pas... trop de couleur tue la couleur... sont trop marrants ces asiatiques !

Halloween22.JPG

 

Abraham Lincoln un peu amoché. Le maquillage était remarquablement réalisé:

Halloween23.JPG

 

Enfin, last but not least, les jeunes filles... euh... pas très habillées. Rappelons que la température extérieure était d'environ 7 degrés... moi j'avais ma doudoune, une écharpe, un bonnet, ainsi que 3 épaisseurs en dessous. Concurrence déloyale !
A la question "are you cold?", elles me répondront "Oh-My-God, you have NO-IDEA"... je leur ai donc conseillé une bonne douche brûlante... j'espère qu'elles auront suivi mon conseil !

Halloween24.JPG

 

Je ne vous parle même pas de l'ambiance festive et bon enfant de la parade. Tous les âges, toutes les nationalités, se sont prêtés au jeu. Ce qui est vraiment chouette, c'est que les gens savent garder leur âme d'enfant, sans complexes.

Et voilà pour Halloween. Ce fût une bonne soirée :-)

jeudi, septembre 29 2011

Viens voir le docteur !

docteur new york.jpgLes adeptes du secteur A reconnaitront le clin d'œil du titre.

J'ai décidé de classer cet article dans les plans galère parce que... eh bien lisez donc pour savoir pourquoi.

Lorsqu'on est dans un pays étranger, c'est très difficile d'appréhender le système de santé. On ne sait pas quel médecin aller voir, quand aller le voir, comment fonctionnent les systèmes de prise en charge des soins, etc.

Pour ma part, c'est mon employeur préféré qui a contracté une assurance spéciale pour les gens qui ont mon statut. Montant de la franchise mensuelle: environ 450 euros (ouch). Tarif spécial majoré qui s'applique uniquement au Canada et aux USA car les soins sont, parait-il, plus chers ici qu'ailleurs.

Aucun lien avec la sacre-sainte sécurité sociale. Je pays mes soins (sauf s'ils représentent plus de la moitié de mon salaire) et on me rembourse. Je pars donc confiante à la recherche d'un médecin généraliste pour mes problèmes de dos qui sont conséquents depuis mon départ (je pleure ma Evelyne adorée - mon ostéopathe, ndlr. Inutile de dire que je n'irais jamais voir quelqu'un ici et confier mes articulations à n'importe qui).

Par où commencer? Où chercher? Eh bien comme beaucoup de choses, j'ai fait appel au bouche à oreille des gens qui habitent ici. Direction une docteur d'origine allemande. J'arrive à mon rendez-vous pris quelques jours plutôt (il parait que j'ai eu de la chance, parfois il faut attendre des semaines lorsqu'on est un nouveau patient...). On me fait remplir un tas de paperasse digne de la plus profonde administration bureaucrate française. On me demande mon assurance. Ici, les patients n'avancent pas les frais. J'explique que j'ai une assurance étrangère, on me regarde bizarrement en me disant que je vais devoir payer la consultation. Soit.

C'est mon tour. On m'amène dans le cabinet du docteur et là, ma première réaction est "elle est très très jeune!"... En fait, ce n'était pas le docteur, mais une nurse (infirmière) qui a préparé mon dossier. Nom, prénom, date de naissance, opérations, antécédents, maladies, traitements, alcool, drogue, les questions s'enchainent. Puis elle me prend la température et la tension et me demande pourquoi je suis là (enfin!). Puis arrive le docteur. Très, très professionnelle. On voit qu'elle connait son métier sur le bout des doigts. Exit le cliché du docteur incompétent. Rien de très différent si ce n'est qu'elle demande l'autorisation avant de palper mon dos ("sexual harassment"). Enfin, elle me dit que j'ai clairement un problème de dos, qu'il n'y a rien à faire à part des antalgiques, des séances de chiropractie et... moins de stress. Très drôle, comme si c'était facile. Je ressors de consultation et c'est l'heure des comptes. Pour environ 15 minutes de consultation dont 10 minutes avec le médecin, je paye 230$ (environ 170€). Gloups...
FInalement, je décide de ne pas prendre d'antalgiques et lorsque j'ai trop mal au dos, je me fais faire un massage dans mon salon préféré où mes petites copines chinoises ont une telle force que j'ai l'impression qu'on me marche dessus (encore un clin d'œil à quelqu'un ici).

Le second rendez-vous date d'il y a 2 jours. New-York est, voyez-vous, une ville très chaude et humide en été. Et comme mon adolescence a décidé de remettre le couvert une fois de plus, je me retrouve en mode "calculette". Lorsque j'ai commencé à ne vraiment plus beaucoup apprécier de voir mon visage dans une glace, que j'ai eu envie de pleurer tous les matins et qu'en plus, je ne peux pas, d'un point de vue professionnel, me permettre de me montrer avec 30 boutons sur la figure, j'ai décidé de prendre les choses en main et d'aller voir une dermatologue. Au début j'avais prévu d'y aller à Paris mais finalement la situation devenait trop urgente. Je l'ai trouvée sur le site web de l'ambassade de France.

Arrivée au cabinet, même procédure. Le docteur me reçoit. Elle comprend très vite ce qui m'arrive et me propose un traitement local (Dieu merci, pas de traitement lourd) pour un mois, pour faire partir tous les boutons. Ensuite, nous nous reverrons (formidable, une consultation de plus à payer) pour un traitement "sur le long terme". Elle me donne des échantillons de crème pour deux semaines de traitement. Très aimable, elle me demande si j'ai autre chose, nous nous disons au revoir. Puis c'est l'heure de payer... accrochez-vous, 300$ (environ 225€). Je suis par terre. Heureusement que je serai remboursée, mais à ce prix là, on réfléchit à deux fois avant de se déplacer! Je vais chercher mon traitement. On me dit qu'il faut le préparer (ah bon?) et le conditionner pour deux semaines de traitement. Pas de gachis donc. On donne juste les doses qu'il faut. Coût du traitement: 150$ (110€) pour deux semaines !!!! Je suis sous le choc.

Et voilà donc comment on devient millionnaire en un rien de temps. En plus, il parait que les études de médecine sont moins difficiles qu'en France (mais certes beaucoup plus chères). Alors, à 23€ la consultation conventionnée, le jeu en vaut-il la chandelle? (je sens qu'un certain Manoukian va adorer parler de ses études dentaires en commentaires).

Les USA ont donc trouvé le moyen de désengorger les urgences, pousser les gens à s'automédiquer au maximum (on trouve toute sorte de "flu shots", shots contre la grippe, crèmes et antalgiques en vente libre) et à ne pas consulter. Ils ont également un moyen de distribution des médicaments ingénieux puisqu'on ne donne que la dose prescrite. Mais tout cela est au détriment de l'accès aux soins et ça, ça fait quand même mal. Ne peut-on pas trouver un juste milieu entre 23€ et 170€ ?

Alors en bonne expatriée à New-York, je vais bientôt passer par Paris et je prévois déjà de faire 4 médecins, un scanner, des analyses de sang et un tour chez le dentiste, avant de repartir vers le pays de l'or blanc, et bleu (bah oui, de la couleur des blouses des médecins).

A très bientôt

lundi, septembre 19 2011

La vraie new-yorkaise, une vraie "fashionita"

La réussite d'une intégration dans un pays étranger, c'est l'assimilation. Mais comment s'assimiler à une ville aussi diversifiée que New York? Entre ses nationalités, ses cultures, ses mouvements, ses influences, ses courants artistiques, ses architectures, on en vient à se dire que New-York n'est qu'une superposition d'histoires, une sorte de "melting pot" poussé à l'extrême.

Et pourtant... il y a bien quelques attributs ou caractéristiques, que l'on peut associer à la femme active New-Yorkaise. Section Fashion (dans la lignée de la Fashion Week qui a eu lieu la semaine dernière), autrement dit, section interdite aux garçons.

Tour de piste des "must have" New Yorkais:

1- Le parapluie. En effet, il est indispensable car la pluie de pardonne pas les non prévoyants. Ici, lorsqu'on annonce qu'il va pleuvoir, mieux vaut prendre ses précautions. Parfois, celui-ci ne suffit même pas à nous tenir au sec. Il faut donc choisir le sien avec précaution et prévoir, si possible, la taille XL (décidément, tout est XL ici!), sous peine de voir son parapluie copieusement retourné par le vent. Et là, c'est le drame.

DSCN1960.JPG

2- Les bottes en caoutchouc. Complément fort utile au parapluie, les bottes en caoutchouc servent à marcher dans les rues pleines d'eau de pluie. D'ailleurs, il est rare de voir les New-Yorkaises en talons dans la rue. Chic chic me dis-je, enfin un pays où la dictature du talon n'est pas de rigueur... en réalité, c'est juste une question d'organisation. Les New-Yorkaises se baladent en tailleur avec bottes de caoutchouc ou autres baskets. Une fois arrivées au travail, elles changent pour des chaussures assorties à leur tenue. C'est ainsi que je conserve au travail 4 paires de chaussures à talons: une bleue, une marron et deux noires (une ouverte et une fermée). Tellement plus pratique...

DSCN1955.JPG

3- Les baskets délirantes. Si elles sont assorties d'un legging alors vous êtes une vraie New-Yorkaise. Les chaussures de type converse, avec une touche de délire. Couleurs vives, chaussures asymétriques, chaussures personnalisées. Moi, j'ai craqué sur une paire de chaussures Champion noires avec quelques couleurs et surtout, des lacets de toutes les couleurs. Je les adore. Elles sont trop "fashion"... tout en restant encore assez discrètes pour ne pas trop attirer l'attention sur soi.

DSCN1954.JPG

4- Le jean slim. Eh oui. Le super jean slim. Voir ultra slim. C'est un basique de la garde-robe New-Yorkaise. Décliné en toutes les couleurs, porté avec des ballerines, des talons ou des bottes, c'est la grande classe... si on sait comment le porter... ouais...

DSCN1956.JPG

5- La manucure parfaite. Une manucure coûte 7$. Une french manucure coute 12$. Entre amies pour passer un bon moment, à l'heure du déjeuner, le soir après une dure journée pour se détendre, toutes les occasions sont bonnes pour se faire faire des ongles parfaits. Le comble du chic: une manucure avec, à la place du vernis, du gel, nouvelle "technologie" qui résiste à tout type de rayure et reste en place sans bouger, 2 semaines au moins. Ça coûte certes plus cher (30 dollars) mais ça en vaut la peine. Pas besoin d'avoir peur de perdre son vernis à chaque geste, ni en faisant la cuisine.

DSCN1971.JPG

6- Le reader. Comme vu dans l'un de mes précédents posts, la New-Yorkaise (et le New-Yorkais) se baladent avec leur livre électronique, qu'ils agrémentent d'accessoires, pour les plus "trendy" d'entre eux. Une lampe clipsée sur la housse de protection (pour permettre une meilleure lecture) fait partie des indispensables (seul "item" que je n'ai pas encore car ça alourdit mon sac).

7- Les gros casques écouteurs. Et encore, les miens ne sont pas vraiment gros. Pour ceux qui connaissent un très très ancien groupe de techno nommé "Antiloop" (au moins aussi vieux que le collège), visionnez le clip "In my mind" et vous aurez une idée de ce qu'on peut trouver dans le métro New-Yorkais. En plus de cela, les casques intègrent désormais la fonction "noiseless" qui permet d'atténuer (voir supprimer totalement) le bruit ambiant. Très utile lorsque l'on prend le métro New-Yorkais, qui est aussi silencieux qu'un avion au décollage. Bon, d'accord, j'exagère peut-être un peu. Mais chez les Arméniens, c'est bien normal.

DSCN1972.JPG

8- Les lunettes de soleil. Je l'évoquais dans l'un de mes premiers articles. Et en effet, les lunettes de soleil, les jours de mauvais temps, dans le métro sous terrain, c'est pour dormir tranquillement. Moi, j'y ajouterais un petit matelas, un casque "super noiseless", des boules Quies, une ou deux couvertures (le métro est climatisé) ainsi que mes chaussons chauffants et un ou deux doudous, pour envisager d'y dormir.

Copie_de_DSCN1968.JPG

9- Quelque chose avec marqué "I love NY". Les vrais New-Yorkais sont très attachés à leur ville, et même à leur quartier. Ils s'entourent de petits bibelots à l'effigie de NY. Pour nous, c'est un porte clé chacun, puis une paire de chaussettes.

DSCN1963.JPG

10- Enfin, dire "Oh my God" ou "Oh my Gosh" ou "Shut-up!" (avec un gros blanc entre les deux mots) pour manifester son étonnement ou sa consternation. Bon ça, je ne peux pas vous le montrer mais je peux vous assurer que ça rentre vite, très vite. Trop vite.

Voilà donc un premier aperçu. Je ne désespère pas de trouver d'autres caractéristiques. Pour le moment, jouer le jeu est un vrai plaisir :-)

Je vous laisse sur cette vidéo sur la ville de New York City qui me plait bien. Bon lundi à tous.

mardi, septembre 13 2011

Someone please call 9/11*

*Chanson que j'adore de Wyclef Jean et Marie J. Blige

Je ne peux pas prétendre habiter à NYC et ne pas parler du 11 septembre, en cet anniversaire hautement symbolique des 10 ans des attentats du 11 septembre 2001.
Celui-ci était sur toutes les lèvres et dans toutes les conversations. Ça a commencé jeudi dernier. Mes collègues trouvaient que certaines commémorations étaient plutôt indécentes ou déplacées. D’autres estimaient que tout était bon pour se rappeler ce qui s’est passé il y a tout juste 10 ans.

Quant à nous, eh bien nous avons préféré faire profil bas, en ce week-end de commémoration dans une certaine angoisse face aux risques d’attaques terroristes relatées par les autorités. En effet, dès vendredi soir, toute la ville était, en quelque sorte, « sur les nerfs ». Les policiers étaient partout et très visibles. Nous avons dîné au restaurant après avoir été faire un tour à LaDurée NYC (qui a ouvert ses portes il y a deux semaines !). Et le moins qu’on puisse dire, c’est que la sécurité avait été renforcée dans le métro et partout ailleurs.

Il faut dire que dimanche, tout le gratin était là (et pas seulement le meilleur, beurk!). Obama, Bush, mais aussi Juliani et Bloomberg (l’ancien et l’actuel maires de NYC, ndlr), tous réunis sur le site de Ground Zero à l’occasion de l’inauguration du mémorial 9/11.

Nous y avons fait un tour il y a quelques semaines. La vidéo suivante montre le projet de construction, à savoir 4 tours et 2 fontaines à l’endroit où se trouvaient les tours jumelles.

Même si je trouve que l’idée des deux fontaines, pour symboliser les tours jumelles, est une magnifique création artistique et poétique, je ne peux pas m’empêcher d’avoir un pincement au cœur quand je repense à ces deux tours qui dominaient New-York. Quand j’étais venue en 1995 (on prend un coup de vieux hein !?), j’avais eu la chance de monter tout en haut. Tellement haut, que les milliers de points semblaient presque irréels. On était, au sens propre, la tête dans les nuages, du haut des Twin Towers, perchés quelque part dans le ciel et dominant le monde. Aujourd'hui, alors que la ville a perdu une grande partie de son âme, on ne peut donc pas s’empêcher de se dire « quel gâchis ».

Puis viennent la révolte et la colère, qui laisseront place à la tristesse, en lisant les témoignages de ces gens, comme vous et moi, qui ont perdu quelqu’un. Je ne rentrerai pas dans les détails car je n’ai pas pour bût de faire dans le trash ou dans le voyeur (sur ce type de sujet du moins :-), mais à un moment, on ne peut s’empêcher de garder une certaine distance.

C’est ce que j’ai fait, en n’assistant pas à la retransmission de l’inauguration. Je ne pense pas être capable de supporter toutes ces histoires, de familles détruites et de projets de vie avortés. Cela ne m’empêche pas de rendre hommage à tous ceux qui ont apporté leur aide, sacrifiant parfois leur vie pour en sauver une autre. Dans un pays où l’on dit que l’individualisme est roi, je trouve que les Américains sont un peuple d’entre aide exemplaire. Et je les admire pour ça.

jeudi, septembre 8 2011

Où s'en vont les avions...

Non, je ne suis pas là pour vous parler de la chanson de Julien Clerc du même nom, mais de notre expérience du Low-Cost américain. J'ai hésité à placer ce billet dans la catégorie "j'ai testé pour vous" ou "plan galère", mais dans la mesure où c'était une première, j'ai préféré la mettre dans "J'ai testé pour vous". A mes risques et périls, bien entendu.

Vous n'êtes pas sans savoir que nous sommes allés à Chicago ce Week-end. En avion bien sûr, étant donnée la distance exacte de 790 miles, soit 1272 km qui nous en sépare. Notre vol aller se faisait sur la compagnie Omega (désolée je n'ai pas le droit de citer les noms :-) sans aucun problème par ailleurs. Notre retour, en revanche, avait été réservé sur une compagnie "Low-Cost" qui vient du Sud Ouest ;-)

Ce vol restera dans mon esprit parmi les plus exécrables que j'ai effectué. Premièrement, l'embarquement. Une horreur. Le placement est libre. On embarque selon une lettre et un numéro écrit sur notre billet. Évidemment tous les sièges sont pris. On se retrouve quasiment à l'arrière (là où ça remue plus) et trouvons deux places côte à côte par miracle.

Deuxièmement, le décollage. Agressif, incisif, par à-coups, remuant, angoissant. Bref, tout pour plaire. Ensuite, vient le pilotage automatique. Ouf. On va pouvoir enfin souffler. "Paroles, paroles, paroles". Des turbulences... qui durent et qui durent. Quand enfin on pense être au calme pour 5 minutes, ça repart de plus belle. Mais bon, déchargeons ce pauvre pilote car après tout, il n'est pas responsable des turbulences.

J'en viens au clou du spectacle. L'atterrissage. Qui dure 1000 ans. On traverse les nuages, c'est la nuit, c'est angoissant. On descend, on descend, encore et toujours. Tout le monde s'impatiente. La tension est palpable. Je dis à Guillaume "il va atterrir comme un porc" (pardonnez l'expression peu recommandable). Et en effet, on a été servis. Un gros BOUM à l'atterrissage, d'une telle violence que l'on s'est demandés si le pilote n'avait pas endommagé les roues ou le train d'atterrissage. Notre voisin de devant, visiblement choqué, entonnera un magnifique "son of a b***h" à l'encontre du pilote. Il faut dire que les au revoirs à la sortie de la cabine ne seront pas très chaleureux, loin de là.

Tout ça pour dire, ne prenez pas de compagnie low-cost aux USA. On a tenté, on a fait les malins, mais y'a des choses avec lesquelles on ne plaisante pas. Et quand il s'agit de piloter un avion, on est typiquement dans ce cas-là.

D'ailleurs, je viens de prendre mes billets pour Paris, où je rentrerai finalement fêter mon anniversaire au mois d'octobre... sur un vol régulier évidemment :-)))

vendredi, septembre 2 2011

Comédie, comédie, c'est la vie

Pour les assidus qui ont lu mon précédent post, je disais que nous avons vu 4 spectacles en deux semaines (3 comédies musicales, 1 Cirque du Soleil). C'est donc tout naturellement que je m'empresse de vous faire un compte-rendu du premier. Il s'agit de Mary Poppins, une comédie musicale signée Disney qui joue depuis novembre 2006, après avoir fait ses débuts à Londres en 2004 et joué pendant 3 ans dans le West End. Quand je pense qu'à cette époque, j'y étais et que je n'ai même pas été la voir... A ma décharge, avec un budget étudiant, il fallait faire des choix :-)

J'avais une petite appréhension par rapport à la griffe "Disney" qui certes, représente le magique, le somptueux, la production bien financée, mais aussi les gags un peu peu enfantins et les happy endings téléphonés qui frisent le ridicule... en même temps, c'est une histoire pour enfants, que l'on connait déjà tous. Pas de surprise donc. L'occasion de passer une soirée en famille, avec mes parents et ma soeur. Il n'en fallait pas plus pour que l'on se jette sur les places soigneusement achetées par l'intermédiaire de l'équivalent d"un "CE" américain.

Destination le New Amsterdam Theatre. Comme d'habitude, j'étais un peu en retard (mais non voyons!). Je cours, je saute dans le métro, je me débats dans la foule New-Yorkaise particulièrement dense ce soir-là, pour finalement atterrir, affamée, liquéfiée, éreintée mais 10 minutes en avance. Ce qui est assez pour aller au bar, acheter un bon jus de pommes, un paquet de Chips, un gros (et cher) cookie et rejoindre ma place. C'est à ce moment là que je découvre l'intérieur du théâtre. Une véritable merveille. Voyez plutôt :

En plus de ces fabuleuses peintures, une décoration spéciale autour du thème des plantes vient encore sophistiquer cet intérieur. Honnêtement, même sans comédie musicale, la visite de la salle vaut le détour (elle existe d'ailleurs mais que pour les groupes). Une super surprise pour commencer.

Lever de rideau et émerveillement. Un décor à la hauteur de la beauté de la salle. Riche, sophistiqué, chaleureux. La comédie enchaine toutes les super chansons qu'on connait : Chim Chim Cher - e, Supercalifragilisticexpialidocious (aussi impossible à écrire qu'à prononcer), A Spoonful of Sugar (Un morceau), Feed the birds (super émouvante, j'ai versé une larme), Jolly Holiday (celle qui fait en Français "Quelle jolie promenade avec Mary", qui est une de mes préférées.
Les décors changent à chaque scène et on redevient un grand enfant le temps d'une soirée, à chantonner nos airs préférés et attendre la suite avec impatience. La comédie est bourrée d'humour et de bon esprit. On s'y croit vraiment !

Côté performances artistiques, ils sont tous à la hauteur. Très à la hauteur même. Les enfants sont très talentueux et très jeunes (peut être une dizaine d'années?). Un grand Bravo à l'actrice qui joue Mary (Laura Michelle Kelly) car il était difficile de satisfaire les grands fans de Julie Andrews (qui jouait dans le film, ndlr) qui avait placé la barre très haut. Un grand bravo à Bert aussi (Gavin Lee) qui danse, qui chante, qui marche sur les murs et même sur le plafond (si, si!).

Allez, passons aux vidéos car je pense que j'en ai assez dit. J'espère que le petit medley vous aura fait sourire et peut-être, envie de revoir la film en famille, histoire de chantonner toute la nuit, à votre tour ;-)









samedi, août 27 2011

New-York tremble et se choppe un rhume...

Salut, salut, salut !!!

L'absence a été longue, l'attente aussi. Merci à tous pour vos encouragements et pour vos "oh mais quand est-ce que tu écris?". Je n'avais pas prévu de m'absenter si longtemps de la blogosphère mais j'ai été prise de cours par tous les évènements qui ont eu lieu ici cet été. Nous avons commencé par l'arrivée de Quentin et Chris, le frère de Guillaume et son ami pour une semaine. Le lendemain, les Manoukians débarquent au grand complet et dans leur plus grande forme. Ils ont non seulement croqué Big Apple, ils l'ont aussi retournée sens dessus dessous, si bien que, 3 semaines plus tard, 4 comédies musicales et un cirque du soleil plus tard, un voyage en Floride plus tard, des parcs d'attractions plus tard, quelques restos et quelques kilos plus tard (hiiiiii), ils se remettent tout doucement des vacances... en vacances dans les Baléares. C'est dur la vie hein!? Enfin, le lendemain de leur départ, nous avons eu le plaisir de recevoir Stéphanie et Thomas pour une semaine. Stéphanie est une ancienne collègue de la banque où je travaillais avant. D'ailleurs à l'heure où j'écris, ils doivent s'ennuyer dans l'avion du retour... mais pas autant que nous qui aurions bien aimé les avoir quelques jours de plus. Je mettrai des photos de tout ce beau monde dans un prochain article.

Je voulais juste ouvrir cette nouvelle "saison" de billets qui je l'espère, seront nombreux (auto-motivation) pour vous dire que les éléments semblent se déchaîner contre nous. En effet, nous avons vécu des phénomènes plutôt effrayants. Démonstration:

1-Idée reçue: la chaleur est supportable à NYC: FAUX. Je réitère, pour faire suite à mon article "Chaud... Cacao". Un soir, juste avant l'arrivée de mes parents, nous sommes sortis de l'appartement copieusement climatisé (facture d'électricité x2, ouille!) pour acheter quelque chose à manger. Nous n'avons pas tenu 5 minutes dehors. Il faisait 39 degrés à 21 heures du soir. On avait l'impression de respirer de l'air chaud et pour quelqu'un de sensible, le sentiment d'étouffement est tout près. Alors oui c'est appréciable d'avoir du beau temps, oui l'été dure super longtemps pour notre plus grand bonheur, mais non, il ne faut pas sortir les jours de grandes chaleurs.

2-Idée reçue: l'été, en Floride, il y a des ouragans. VRAI ! Nous avons eu deux journées de très moche pluie. Il s'agissait en réalité des restes de l'ouragan Emily qui s'était transformé en tempête et qui est venue nous rappeler qu'on ne rigole pas avec ces choses là. Nous avons décidé de l'ignorer et nos vacances n'ont pas été gâchées le moins du monde.

3-Idée reçue: la côte est des Etats-Unis n'est pas sur une plaque sysmique. VRAI MAIS... eh oui, c'est vrai. Un rapide Google sur "carte des plaques tectoniques" nous montre que le côté Atlantique des USA n'est pas sur une zone dangereuse. La côte Ouest, quant à elle, est directement exposée et le jour où ça va trembler, ça risque de faire très très mal. Espérons que d'ici là on saura les anticiper mais je crois qu'il nous reste du chemin. L'histoire qui nous concerne se passe le mardi 24 août. C'est une journée spéciale et nous, Français, sommes en effervescence. En effet, l'affaire DSK s'achève aujourd'hui, avec le non-lieu prononcé par le procureur de New-York, le déchaînement des médias, prenant tantôt la défense de la plaignante, tantôt celle de DSK (euh... non je crois que je me trompe, personne ne prend sa défense, ça c'est en France que ça se passe). Bref, beaucoup d'agitation et d'affluence, d'autant que la journée est très ensoleillée et agréable.

A 13h57 très précises (je le sais car j'étais sur Sametime avec ma collègue, à papoter par écrit de manière nonchalente), voilà que les murs et le sol se mettent à bouger. Premier sentiment (What the...?). Deuxième effet Kiss Kool (C): je suis malade. Je fais un malaise. L'hypocondriaque qui guette sans cesse, se réveille d'un bond et me jette à la figure "ton déjeuner est mal passé, tu vas courir d'un instant à l'autre aux toilettes affronter ta plus grande phobie, ou alors tu vas t'écrouler par terre... est-ce que Guillaume saura retrouver les papiers du capital prévoyance etc...). tout ça en l'espace d'un dixième de seconde (trop forte la Hélène!). Sauf que mon esprit de déduction et mon côté "manique-je-sais-tout-sur-tout-en-matière-de-santé-si-j'étais-pas-hypocondriaque-et-si-nulle-en-maths-j'aurais-été-un-super-médecin" s'est activé et m'a suggéré que pour être malade, il faut se sentir malade. Hors, pas de symptôme. Pas de nausée, pas d'étourdissement, pas de palpitation ou de bouffées de chaleur. Juste cette impression d'être sur un bâteau qui tangue. A ce moment là je m'arrête d'écrire à ma collègue et je me retourne. Sur mon cube, le ceintre sur lequel j'accroche mon manteaux bouge et se cogne sans arrêt contre le mur. Puis je me retourne à nouveau et là, je vois l'eau de ma bouteille qui bouge aussi. Je me dis que j'ai dû rêver. Tout ceci n'a duré que 4 secondes. Paniquée, je reste "scotchée" pendant quelques secondes supplémentaires jusqu'à ce que ma collègue m'écrive "Did you feel that? Looked like an earthquake"... euh... vraiment? Donc j'ai la confirmation que ce n'est pas le fruit de mon imagination (ouf). Puis tout va très vite. Un tremblement de terre de 5,7 richter a eu lieu en Virginie à 13h51, ressenti à NYC à 13h57. Premier réflexe: j'appelle Guillaume qui après réflexion, semble avoir ressenti un tout petit quelque chose aussi. Dieu merci, les lignes téléphoniques ne sont pas encore perturbées. Ce sera le cas plus tard et pour plusieurs heures. Donc oui, du haut de mon 9ème étage, j'ai survécu à mon deuxième tremblement de terre, le premier ayant été ressenti en Arménie mais la secousse n'avait même pas duré une seconde. Ce qui est très drôle, c'est que le procureur de l'affaire DSK en était à sa deuxième phrase lors de la conférence de presse qu'il devait tenir à l'issue du non-lieu, lorsqu'il a été intérrompu par les secousses... Les journeaux français ont titré "DSK acquitté - l'Amérique tremble"; J'ai trouvé ça excellent.

4-Idée reçue: les ouragans, ce n'est que pour la pomme de la Floride. Eh bien c'est FAUX... d'abord,  le fruit de la Floride est l'Orange, la Pomme n'a rien à voir là-dedans. La Pomme, elle reste à New-Yorl, bien sagement (on s'égare on s'égare). Mais voilà où j'en viens. Synopsis: il était une fois Irène, "une gentille" (on suppose que c'est une fille avec un nom pareil) petit ouragan qui avait décidé de ne pas faire comme les autres et de remonter tout le long de la côte est des Etats-Unis. Irène, en ce moment encore en mer, s'apprête à nous rendre une petite visite à partir de samedi soir et ce pour 24 heures. Au programme : rafraichissement des zones en bord de mer, éventails énergiques à 150 km/h, relâche des transports à partir de demain midi assurant l'isolation et le calme nécessaire à toute relaxation, excursion gratuite dans les terres pour 250 000 New-Yorkais (et dire qu'on n'est même pas dedans...) Nous ne sommes donc pas concernés car nous n'habitons pas près de l'eau. Néanmoins, cette petite coquine pourrait bien nous priver d'électricité pour quelques heures (ou quelques jours) et, Oh  Malheur, m'empêcher d'aller travailler lundi en cas de panne des transports (vraiment bête ça!). Pour l'heure, le programme de demain est au ravitaillement en denrées alimentaires et eau potable, juste au cas où... bizarre, il fait tellement beau et ensoleillé, on a du mal à y croire.

J'essayerai d'actualiser nos statuts Facebook dès que possible mais si par hasard les connexions réseau venaient à disparaitre, ne paniquez pas, cela ne veut pas nécessairement dire que nous sommes fichus. Dans le cas contraire, merci à tous mes lecteurs fidèles, je lègue le contenu de ce blog à l'état Français (dont l'ambassade m'a d'ailleurs envoyé un e-mail pour me dire de faire attention!!).

Je vous dis à très bientôt, on devrait y voir plus clair une fois qu'Irène ira faire ses caprices ailleurs.

Bises à tous
PS: ça fait du bien d'être de retour !!!

dimanche, juillet 24 2011

RIP Amy la Diva

Encore sous le choc de la nouvelle, je me mets au clavier pour tenter de rendre hommage à la magnifique artiste qu'était Amy Winehouse, décedée hier à 27 ans d'une overdose.
27 ans, est-ce vraiment un âge ? Y'a t-il vraiment un âge ?

Rétrospective. Amy et moi, c'est une histoire spéciale.

J'ai réellement pris conscience de sa notoriété très tard, lors du festival Rock en Seine à Saint-Cloud en 2008. Nous l'attendions sur scène et à la dernière minute, sa venue a été annulée. Nous n'avons jamais bien compris pourquoi mais n'étions pas étonnés. En effet, seule elle a osé récidiver l'annulation de son concert à une heure de sa montée sur scène. J'apprends alors qu'elle rencontre un sérieux problème de drogue et d'alcool. Je ris de Florence Foresti qui se moque de ses piètres performances, ivre sur scène. Puis plus rien... jusqu'en avril 2009, où Guillaume et moi sommes allés en Californie.

Nous logions chez ma cousine et son mari et nous faisions balader en range rover par ma cousine dans toutes nos excursion. Un après-midi particulièrement ensoleillé, ma cousine allume la radio et nous joue l'album "back to black" avec "Rehab", la première et très célèbre chanson provocatrice d'Amy.

Ma petite cousine Elina, 3 ans à l'époque, commence à hurler, exigeant "sa" chanson. C'est ainsi que l'on est passés à la seconde piste de l'album "You know I'm no good"... et ma petite cousine commence à chanter, dans son anglais parfait et avec sa voix d'enfant toute douce "I cheated myself, Like I knew I would, I told you, I was trouble, You know that I'm no good"... sans évidemment comprendre le moindre sens à la signification de la chanson.

De retour à Paris, j'allais sur mon site de musique en ligne préféré et ajoutai Back To Black à ma liste d'albums préférés. Et c'est là qu'Amy m'a accompagnée dans une très difficile période que j'ai traversé, à chercher du travail pendant plusieurs mois, avec ses moments de stress, de doutes et d'espoirs souvent gâchés.

Je redécouvrais des tubes très connus tels que "Me and Mr Jones", "Just friends", mais découvrai aussi des morceaux de soul exceptionnels tels que "My tears dry on their own" ou "love is a loosing game" ou encore "wake up alone".

Sur cet album, il n'y a aucune mauvaise chanson. Il n'y a aucune chanson bâclée. Il n'y aucune chanson de trop. A part ce que je lisais de temps à autres dans les tabloïds, je ne savais rien d'Amy et ne voulais rien savoir. Je trouvais d'ailleurs les médias très durs avec une personne qui visiblement avait l'air très fragile et déstabilisée.

Ce que je veux dire, c'est qu'Amy a toujours été, dans mon esprit, l'artiste de ses chansons. Celle dont la voix soul m'apaisait quand je ne trouvai pas le sommeil ou que j'angoissais, seule à la maison. Celle dont les mélodies m'inspiraient, accompagnant mes journées sans jamais se lasser. Celle qui osait crier ses craintes, ses doutes, qui exposait sans pudeur toutes ses faiblesses, et crachait son manque de confiance et sa solitude extrême aux yeux de tous.

Je ne retiendrai que cela, car c'est cela même que je veux retenir. Pour moi, Amy restera la Diva Soul.

Alors RIP, Amy.











- page 1 de 9